Réponse · IA & marketing
Le marketing est-il concerné par l’AI Act ?
Oui. La plupart des systèmes d’IA marketing ne sont pas « à haut risque » — mais aucun n’est hors champ. Trois régimes s’appliquent déjà : l’article 50 (transparence des chatbots et des contenus générés), l’article 5 (interdiction des pratiques manipulatrices) et le RGPD (profilage, consentement).
D’où vient le malentendu
- Le paquet « Digital Omnibus » a reporté la classification haut risque de l’annexe III au 2 décembre 2027. Il n’a touché ni à l’article 50, ni à l’article 5.
- Le report est donc réel, mais il ne couvre pas ce qui encadre le marketing. Lire « IA Act = haut risque » revient à confondre un étage du règlement avec le règlement entier.
Ce qui tombe dans le champ
- Chatbots et voicebots : interaction directe, donc information obligatoire (art. 50).
- Générateurs de texte, image, voix, vidéo : contenus de synthèse, donc marquage et signalement.
- Moteurs de recommandation, scoring de leads, tarification personnalisée : profilage au sens du RGPD.
Ce que « pas à haut risque » change vraiment
- Les obligations lourdes du haut risque — gestion des risques, documentation technique, journalisation, supervision humaine formalisée — ne s’appliquent pas à un marketing courant.
- Restent la transparence, la non-manipulation et le RGPD. Ce sont trois obligations, pas zéro.
Le guide complet : méthode en 6 étapes, mesures supplémentaires, plan de repli.
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