Réponse · Décision automatisée
Comment prouver que la supervision humaine d’une décision est réelle ?
En produisant un taux d’écart : sur un volume donné de dossiers, combien de fois la décision humaine a différé de la recommandation algorithmique, et pour quel motif. Ce chiffre suppose une journalisation au moment de la décision ; il n’est pas reconstituable après coup.
Les quatre éléments à réunir
- L’autorité : une délégation écrite habilitant à décider autrement.
- L’information : l’accès aux facteurs de la recommandation.
- Le temps : une cadence compatible avec un examen réel.
- La trace : pour chaque dossier, la recommandation, la décision finale, l’écart et son motif.
Ce qu’aucun texte ne dit
- Aucun texte ni aucune autorité ne fixe à ce jour de seuil chiffré de taux d’écart. Un taux nul sur un volume important est difficilement défendable ; un taux mesuré et expliqué l’est.
- Le journal vit dans l’application qui décide — ATS, moteur de scoring, outil d’instruction : c’est elle qu’il faut instrumenter.
Le guide complet : Décision automatisée — article 22 du RGPD.
Lire le guideVoir aussi : Toutes les réponses · Trame de journal de décisions · Taux d’écart — définition · Supervision humaine (art. 14)